• Aifé de l'Ombre

    Exploratrice : Aifé

    Nom d'explorateur : Jécrivaine

     

    Je m'appelle Aifé des Ombres. Je suis une reptilienne, une NAGA.  J'ai appris à tuer auprès de mon mentor, Silvère Morrin, naga lui aussi.  C'est au Vatican que j'ai tout appris. J'ai appris à me battre avec un katana, avec un poignard, et mes griffes. J'ai appris à me transformer en reptilienne.

    Je suis la seule naga femelle. Je suis une erreur, un rejet. Reniée par ma race, j'ai erré, sur tous les continents. Lorsqu'un naga est renié, il doit se donner la mort. Mon maitre m'a sauvée. Il a bien vu que j'avais un énorme potentiel. Il m'a envoyé au Chateau. Il savait que j'y trouverai des victimes potentielles, soit des dracos (ennemis des nagas).

    Je n'éprouve aucun sentiment. Ni peur, ni tristesse. Peut être un peu d'affection.

    Le sujet sensible chez moi, c'est la cicatrice qui s'étend de mon cou à ma poitrine. On me l'a faite lorsque j'ai été vaincue.

    Sinon, c'est le fait que j'ai été reniée par les nagas.


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Mai 2016 à 16:07

    Hello Morganou!

    Comme j'ai modifié récemment la fiche d'identité d'Aifé, est ce que tu pourrais la poster à la place de celle ci? merci d'avance!

     

    Je m'appelle Aifé. J'ai quinze ans. Le reste, vous le saurez après.
    Ce qu'il faut savoir, avant que je vous raconte ma vie, c'est que maintenant, je suis spadassine du cercle de Vermeil, dans l'Ordre du Château. Car oui, je suis dans le Château des 100 000 pièces.
    Laissez moi d'abord vous conter mon histoire.
    Ma naissance ? Je ne m'en souviens pas. Je ne sais que ce que m'a raconté mon frère, Tamaïs, de 10 ans mon aîné.

     Je suis une Saanp, une reptilienne. Et chez les Saanps, les enfants ne connaissent pas leurs parents. Arrachés de leurs mains, ou plutôt de leurs griffes, ils sont placés chez des mentors, qui les élèvent en leur enseignant tout leur savoir. Ce fut aussi mon cas.
    Par chance, on m'a placée chez le mentor de mon frère. Il s'appelait Disolvit Glaciem. J'ai vécu plutôt heureuse chez lui. Il y a avait une salle commune, où nous vivions, mangions, étudions, ses appartements, et une chambre que je partageai avec Tamaïs.


    Ce qu'il faut savoir, c'est que les reptiliens contrôlent le monde. Pas seulement les Saanps, mais aussi les surunens, les soghuns... Là, durant plusieurs années, j'ai étudié autant que possible avec mon maître. J'ai appris l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien, le japonais, l'allemand, le chinois, le russe, le coréen, l'arabe, l'hindi, le latin, le grec ancien, ainsi que la plupart des langages reptiliens. Mon maître me disait que la connaissance était synonyme de survie. Et je sais encore aujourd'hui, qu'il a raison. J'ai étudié tous les mœurs reptiliens, toutes les habitudes connues, toutes les classes que je pouvais étudier.


    Les reptiliens ont une méthode d'éducation spéciale. Je n'étais pas particulièrement obéissante et soumise, et je me suis prise bien souvent des coups. Heureusement que Tamaïs était là pour me protéger, et il a souvent prit pour moi. Il était mon seul réconfort, et je ne pouvais me confier qu'à lui, car mon maître était froid et distant. Il ne m'aimait pas, mais les reptiliens ne ressent aucune émotion, aucun sentiment. Et disons que Tamaïs et moi étions les exceptions. 
    Durant quelques temps, pour me faire dormir, mon maître n'a trouvé comme moyen que de me faire absorber de la drogue. Lorsque je résistais, une simple gifle me remettait les idées en place, et j'absorbais la poudre sous son regard vigilent. Mon frère, malheureux de me voir en cette posture a fini par trouver la solution à mes insomnies fréquentes dues à la peur de mon mentor, l'excitation, le doute, et l'angoisse. Toutes les nuits, jusqu'à son départ, il dormait avec moi. Le simple fait de sentir sa main dans la mienne me calmait, et je m'endormais rapidement.


    Lorsque j'ai eu sept ans et sept mois, j'ai commencé les études de traqueur. Au sein de ma communauté, les femmes n'ont aucun pouvoir, et j'avais le secret espoir de voir le monde, et retrouver mon frère, qui lui avait été affranchi, et tuait à travers le monde les ennemis de notre race.


    Ce furent à la fois les pires années de ma vie, et les meilleures. Je n'étais plus protégée par Tamaïs, et à chaque échec, chaque insolence, je payais. Les coups étaient plus rudes, et mon maître plus violent. C'est durant ces sept années que j'ai appris à manier le katana et le poignard. C'est là que j'ai appris à me métamorphoser non pas en fonction de mes émotions, car je me transformais en reptile surtout quand j'avais peur, mais aussi en fonction de mes besoins. Lorsque j'ai su le faire sur commande, j'ai commencé à absorber la poudre de métal. C'est une substance spéciale, qui me permettait de ne plus me transformer sous le coup de l'émotion. Je n'ai jamais été aussi proche de mon maître. Les entraînements duraient de l'aube jusqu'à minuit, souvent, mais le droit de me plaindre ne m'avait pas été accordé.
    Finalement, j'ai réussi. Enfin, plus exactement, mon maître m'a envoyé au Château des 100 000 pièces. Il m'a dit que je trouverais là bas une personne qui achèverait ma formation. Aujourd'hui, j'ignore encore si je suis tombée sur la bonne personne. Je vous l'explique maintenant.


    Une fois entrée dans le château, j'ai aussitôt su que ma vie serait au sein de l'Ordre du Château. Tuer pour lui, traquer pour lui, chasser pour lui... Tant de termes qui désignent ce que je savais faire.
    Et j'ai tué. Des gens qui n'avaient rien fait, des innocents. Et j'ai aussi tué des assassins.
    J'ai rencontré un reptilien, un surunen. Néo Maryl. Il a achevé ma formation, et je l'ai quitté.

    Peu après, j'en ai eu assez. De tout.  De tuer, de ma vie, d'attendre, assez de ma phobie du sol... Assez de ne pas pouvoir rejoindre l'Ordre. J'ai fait deux tentatives. Et à la deuxième, Il m'est apparu. Il m'a dit qu'une place m'attendait dans l'Ordre, mais surtout, il m'a brisée.
    Comme mon maître me l'avait ordonné, j'ai adopté une fausse identité. Je me suis fait appeler Morin, Des Ombres, de l'Ombre... J'ai fait croire que j'étais une naga, tout ça pour protéger ma race. J'ai modifié mes pensées, mes souvenirs, tout, pour que même un voyant ne sache pas. Et Lui, Il a su.
    Il m'a tout fait dire, Il a brisé le mur que j'avais créé. Il a brisé mes souvenirs inventés, tout. Pour ne me faire adopter que le nom de Glaciem.


    Et il est reparti. Plus loin, j'ai rencontré une petite fille orpheline, élevée par le Château. Lià. Et je ne l'ai pas tuée. Parce que je ne tue pas d'enfants.
    J'ai exploré avec elle, je l'ai défendue, je l'ai sauvée, je l'ai protégée. Et il y a eu un combat. Contre lui. Et j'ai perdu. Néo m'a prise, évanouie, et a emmené Lià avec lui dans plusieurs pièces. A chaque fois que je m'éveillais, il me frappait. Et il frappait Lià. J'étais folle de rage, mais je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais même pas marcher. Et il a fini par m'abandonner.
    Dans la pièce suivante, j'ai été recrutée. Par le général Dvango. Je n'ai jamais revu Lià.


    Lorsque j'ai rejoint l'Ordre, j'ai cru que ce serait enfin fini. Je me suis trompée. Là, j'ai rencontré Calice, Tim, Georges, Orgonn, Alix. Et je me suis liée d'amitié avec eux. Là, tout allait bien. Jusqu'à ce qu'il se transforme.
    C'était un duel. Et Georges s'est transformé en reptilien. Une race que je ne connaissais pas. Aussitôt, le général Xaviir nous a proposé quelque chose que nous ne pouvions pas refuser. Il nous a proposé une place dans l'armée secrète du Château, le Clan. C'est à la deuxième épreuve qu'on s'est plantés.
    C'était encore un duel. Un duel sans mort, sans sang, sans abandon. Et le Château a ordonné un mort.


    Vous faites quoi quand on vous ordonne de tuer un ami ? Vous refusez. Et nous avons fait pareil. La réponse ne s'est pas fait attendre. L'un de nous devait mourir, ou nous mourions tous les deux. J'étais en mauvaise posture. Et il m'a sauvée. Il m'a dit de le tuer, car il ne pourrait pas vivre avec ma mort sur la conscience. J'ai répondu la même chose. Et je me suis sacrifiée. Je suis morte.
    Ce que je ne pouvais pas savoir, c'est que cet idiot se suiciderait. Par amour. Je ne le savais pas. Et il ne savait pas non plus que je l'aimais. Seulement, ça ne s'arrête pas là.


    Le Maître nous a ressuscités, puis m'a torturée pour tester son amour. Et là, il m'a brisée de nouveau.
    Je ne me suis  jamais sentie aussi faible, aussi incapable, aussi misérable. Il souffrait de me voir souffrir, et je ne pouvais rien faire. J'avais déjà été frappée par mon mentor, mais le Château avait une force à peu près mille fois supérieure. Je n'ai jamais autant souffert.
    Et finalement, il nous a gracié. Nous nous sommes enfuis de la salle.

    Voilà. Vous savez tout. Vous savez tout l'enfer qu'est ma vie. Personne ne sait, mais je veux que personne ne sache. Je veux que personne ne sache que je me sens faible, lâche, impuissante. Je veux que personne ne sache à quel point j'ai peur, pour Lià, pour Tamaïs. A quel point j'ai peur, tout simplement.


    Parfois, lorsque je suis dans mon alcôve, j'y pense. Et je suis toujours partagée. Ces foutus sentiments ! Comme je les hais ! Ne rien ressentir, être mort, feel nothing. Et parfois, je les aime. Parce que ça m'a permis d'aimer Lià, de rire avec Tamaïs, d'aimer Georges.
    Dans mon alcôve, je dessine. J'ai dessine deux visages, et je suis en train de dessiner un troisième. Tamaïs, Lià, et...Georges...


    Vous croyez que c'est normal de dessiner sur les murs les gens qu'on aime ? Je ne sais pas. Mais en fait, je m'en fous. Je ne suis pas normale.

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